Il y a des projets où le brief est simple. Pas simple au sens facile, simple au sens clair. Pour Bobine, on savait où on allait : un artiste nancéien, une ambiance cool, des teintes orangées, des portraits qui s'assument.

Pas de surproduction, pas de mise en scène artificielle. Une esthétique définie et la liberté de l'exécuter.

Le champ. Les vaches.

On a tourné dans un champ. Avec des vaches. Pas le cadre le plus conventionnel pour un shooting d'artiste, c'est exactement pour ça qu'on l'a choisi.

Bobine avait un univers à affirmer, et cet univers n'allait pas se trouver dans un studio neutre.

Le choix des teintes orangées

Les teintes orangées ne sont pas un accident. C'est un choix. Une couleur chaude qui ancre l'ambiance, qui donne du caractère aux portraits sans écraser les sujets.

On a travaillé la lumière et le traitement colorimétrique pour que chaque photo soit reconnaissable comme appartenant à la même série.

Une série, une identité

Le shooting d'artiste, c'est un exercice particulier. L'objectif, c'est de faire des photos qui ressemblent à quelqu'un.

La direction artistique, ça ne s'improvise pas. On la construit avec le client, on respecte son univers, et on y apporte quelque chose.

Des photos qui, dans dix ans, diront quelque chose sur qui était cet artiste à ce moment de sa carrière.

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